Une hommage à l’oeuvre de Science Fiction par Frank Herbert, Schulze entre le classique avant-gardiste et la pop expérimentale, une oeuvre assez exigeante demandant aussi une participation de l’auditeur, la fin d’une première période de succès révolutionnaire, quand la musique rejoint la poésie.

Dune

 

Hommage il fît déjà dans l’album précédent « X », avec un titre en l’honneur de Frank Herbert, ici il s’agit directement du titre de son oeuvre Dune, en marge du succès du film de David Lynch sortit dans la même période.

Deux plages d’environ une demi heure, des longueurs dans les habitudes de l’artiste
la première partie est plutôt une sorte de concerto pour Synthé et Violoncelle à l’approche plutôt impressionniste, un intéressant dialogue entre l’unplugged et le completely plugged, un discours assez subtil qui reste cependant harmonique et mélodique avec ça et là quelques ambiances bizarres un peu SF,  de la douceurs expressive mais aussi de contrastes surprenants.
Ici sous une superbe animation mouvante et lumineuse par phaedra291180

En meilleur français on dira la rencontre avec le « débranché », du Violoncelle et peut-être d’Arthur Brown et le « branché » de Klaus et sa clique de synthés, qui l’était particulièrement. Un discours ombre et lumière, expression et contraste

Des vagues harmonique, des progressions suprenantes, une musique contrasté qui me rappelle les concertos romantique du 19 eme. Une musique prenante qui demande un peu de participation de l’auditeur toutefois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La seconde partie « Shadow of Igorance » commence doucement, jusqu’a l’apparition de la rythmique et la séquence toute programmé sur le moog, une ambiance plus pulsé et aussi poétique, avec toujours la présence du violoncelle dans les passages instrumentaux,
puisque c’est bien d’un poeme parlé et chanté qu’il s’agit, par Arthur Brown un artiste bien engagé dans les seventies et très éloquent, ce titre est comme une longue complainte a la terre, et a l’ignorance fondu dans le séquenceur de KS.
Ici un extrait avec les mannequins pour les ombres de l’ignorance…par TheClearSpace

Un album captivant, mais pas forcément facile, le fait de pouvoir en écouté (zapper) 30 seconde ne sera pas significatif pour le choix, car celui ci ne se révèlera qu’à l’auditeur qui prendra la peine de l’écouter en entier.


Si vous êtes in the Mood, vous pouvez le faire ici, video spartiate, plutôt à écouter de Richie FZ, avec une bonne description de l’oeuvre en Anglais sur youtube.

L’album Dune sur Amazon

Autres recommandations

Le sublime « X » 1978 une « grande »oeuvre, synthé et orchestre. Originalement un double disque.

Mirage de 1977, souvent considéré comme sont meilleurs, je préfère le titre Crystal Lake.

Time wind 1975, vraiment l’un des meilleurs pour moi, planant et spatial. Reçu un prix de l’académie Charles Cros. mon article ici

http://www.musiquesaecouter.com/musique-electronique/time-wind-klaus-schulze-1975/

Ce Live en 1980, l’âge d’or de KS avec son énorme armada sonore

Un album plus récent dans la veine techno pourtant c’est bien lui qu’il l’a inventé, Are you Sequenced 1997, intéressant


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About the Author

Musicien, joueur de synthétiseurs et pianiste depuis près de 30 ans, enseigne la musique, amateur de collection de disques, vinyles, CD, mélomane à ses heures. A laissé des centaines de commentaires et critiques sur les artistes et albums essentiels qu'il a cotoyé, écouté ou même joué pendant son existence. Informations et expérience riche et variée qu'il intégre maintenant a ce blog, tout en faisant des recherches pour intégrer et réunir le maximum d'éléments et informations pertinentes par articles et sujet abordé, pour un accès simplifié.

3 Responses to Dune, Klaus Schulze, un concerto pour synthés et violoncelle

  1. Monsieur,
    J’ai eu grand plaisir à lire votre critique, même si bien des nuances m’ont certainement échappées.
    Je ne suis ni musicologue, ni particulièrement féru de musiques contemporaines, mais ma passion pour l’univers littéraire de Dune m’a depuis longtemps conduit à franchir les barrières fragiles des médias pour explorer ce motif bien au-delà des simples écrits.
    J’ai ainsi recensé plus d’une centaine de groupes que j’ai -bien laborieusement- essayé de classer selon plusieurs critères :
    https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=explorer&chrome=true&srcid=1bcZy6zyD-8ZQrz3_KJUV1YsIfZ8vU3zN8GTGephRpiMTEinN8KMfpgVKlOXR&hl=fr
    Tout cela est encore très artisanal et intuitif et ne repose pas sur une grande connaissance des subtilités qui distinguent ou rapprochent les groupes entre eux. Si, dans l’éventualité où ce document éveillerait votre intérêt, vous souhaitiez me faire part de vos observations, croyez bien qu’elles seraient reçues avec le même intérêt que j’ai eu à vous lire sur ce blog.
    Bien à vous.

  2. […] http://www.musiquesaecouter.com/musique-electronique/dune-klaus-schulze-1979-un-concerto-pour-synthe… No related posts. Category: 1975, Musique électronique, Musique Instrumentale, New-Age Tags: 1975, Berlin School, Electronika, Klaus Schulze, musique electronique, musique planante, synthétiseurs, Time wind […]

  3. Gasseng dit :

    Bonjour,

    Concernant le morceau « Dune », il est peut-être intéressant de préciser que la compostion n’a rien à voir avec le film de Lynch qui sort 6 ans plus tard. Ce morceau est toutefois lié à l’adaptation cinématographique du roman d’Herbert, mais Schulze l’a plus particulièrement composé pour l’adaptation, finalement abandonnée, d’Alejandro Jodorowski de 1975.

    Bien à vous,
    Jacques

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