Petite incursion biographique sur Klaus Schulze et cette époque, de Musique cosmique et krautrock.


Klaus Schulze a fait quelques albums des plus envoutant et spatial
pendant les seventies, certains préfèrent Moondawn, Mirage, X ou même Dune.
Sans rabaisser ces superbes albums (qu’il a produit ultérieurement), celui-ci
d’après moi, reste son point culminant, l’apogée de son style électronique
émergeant dans le style progressif de l’école de Berlin.
Plusieurs Albums de cet artiste sont vraiment intéressants, mais je pense que pour bien commencer celui-ci est un excellent choix.

Découvrez la musique de Klaus Schulze avec cet oeuvre, retour vers les sons du futur en 1975, un album dédié a Richard Wagner et qui a reçu un grand prix de l’académie Charles Cros, 2 faces de musique électronique impressionistes pour vous transporter ailleurs.

Timewind

La musique est aussi une expérience sonore dans un espace temps, qui est souvent différent d’un artiste ou d’un auditeur à l’autre.

Dans la musique de Klaus Schulze les durées avoisine souvent une demi-heures, peut-être quelques chose de vraiment nouveaux dans les seventies.

Ce qui est sûr, c’est que si vous voulez réaliser l’expérience de cette musique cosmique et planante, Time Wind est un bon choix pour découvrir, il faudra vous isoler pendant environ ce laps de temps et pourquoi pas dans des conditions relaxantes, impensable? osez essayer… en visionnant mais aussi en écoutant dans de bonnes conditions, cette magnifique animation.

Time Wind reste pour moi le plus fascinant, l’un des premier entendu (quelle chance, coincidence ou bon timing?) ainsi que quelques albums autours de cette période mais personnellement je ne trouve pas que la musique ce rapproche de Wagner si ce n’est par les titres, la dédicace et peut-être certaines longueurs.

Pourtant il s’agit d’un travail artistique certain, beaucoup moins composé (comme l’écriture de l’époque de Wagner) mais en tout cas pensé comme un concept et un projet sonore unique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette séquence à la forme métamorphosante qui tourne presque tous le long sur « Bayreuth return » sans jamais vraiment se ressembler comme perdu en arrière fond se rapprochant parfois, les solos improvisés dont les timbres sont chaque fois différents et cela sans l’aide de presets (heureusement) mais aussi fait de cette enregistrement quelque chose qui a été plus ardu à réaliser, étonnant car il semble qu’il avait improvisé ce disques en une nuit!  Ainsi il a marqué beaucoup d’artistes électronique de la scène ambiante suivante et d’aujourd’hui tel Ian Boddy au Royaume-uni ou Steve Roach en amérique du nord.


Au niveau harmonique le mineur domine et durent parfois longtemps qui donnent se climats mystérieux et planant, avec ça et là des interventions mélodiques un peu retenues, sineuses assez calme et comtemplatives, dans un style légèrement arabisant mais pas si chromatique assez loin des compositions de Wagner qui le sont beaucoup plus, même si  l’hommage artistique il y avait. La séquence partout présente, mais a différents niveaux de présence nous emmène comme dans un voyage en train sur des voies peu fréquentées, devient plus forte et insistante en accélérant jusqu’à la fin abruptes, le crash final !

Peut être la pièce Wahnfried 1883 plus ambiante, mais plutôt d’une mouvance lente et pourtant très harmonique et une mélodie parfois arabisante, avec ces suite d’accord qui monte de plus en plus haut pour se transformer à la fin et devenir du magma en fusion d’effets spatiaux, quand la musique émerge du vide cosmique après une intro de 2 minutes de bruitages spatial (l’effet d’echo est très prononcé ici, qui n’était pas encore numérique mais à bande)  pour y retourner 25 minutes plus tard, encore un clin d’oeil, toujours très inspiré si c’était une vraie improvisation. Beaucoup d’expression sonore et de trouvailles bien musicale, une sorte de symphonie cosmique qui bouge comme des vagues, surgissant du néant pour lentement y retourner dans une atmosphère spatiale de mystère.

Un album qui après quelques essais fût semble t-il enregistré en une nuit, avec la veine inspiratrice à son chevet. Dans celle ci il y a au moins 2 paramètres, la musique elle-même mais aussi le choix des sonorités et les niveaux.

Avec mon frère nous écoutions cette musique ensemble la première fois sur une cassette, puis suivi du vinyle, lui dessinait des vaisseaux intersidéraux, de la Science fiction et même du surréalisme comme l’ambiance du cover proche de Dali.

Concernant les bonus qu’on trouve dans la nouvelle éditions, les titres ne font pas encore allusion a la dédicace pour Wagner mais bien plus en rapport avec le nom de l’Album, « Echoes of time » est une variation et un autre essai sur ce qu’est devenu « Bayreuth Return » avec une plus longue introduction (je dirais meilleur pour l’équilibre et la subtilité du tout)  ou en entend bien l’arrivé des différentes couches et sons pour les curieux et amateurs, également sans la fin un peu brûtale, mais aussi plus longue (presque 40mn) si vous osez l’écouter en entier, pourtant ces longueur ne sont pas si spéciale pour les oeuvres de Klaus Schulze.

 

L’autre bonus « Solar Wind » est aussi une ébauche plus ramassée de ce qu’est devenu « Wahnfried 1883 » uniquement sur 13 minute au lieu de 29.

Le Seul titre différent mais aussi captivant est « Windy Time » avec sa séquence tournante dans une ambiance typique de la Berlin-School électronica, un essai de 5 minutes convaincant donnant une idées un peu plus éloignée de la séquence principale de « Bayreuth Return ».J’apprécie également ce titre pour sa concision plus proche de Jarre.

Entre l’ambiant et l’electronique pure, Assurément un « classique » de la
musique électronique, un fleuron de la Berlin School, qui fût l’un des
premiers CD européen à se trouver en amérique. Etait ce un peu grâce a ce
prix de l’académie Charles Cros ?

Recommandations
En 1977 ses premier pas pour la musique de film, Body Love qui existe en 2 parties

Moondawn 1976 dans une version ultime revisité en 2008, un live remixé par lui-même, très populaire en France en son temps.

Un autre album a découvrir, son troisième Picture music entre 1973 et 1974, une réussite hypnotique au premier sons analogique.

Beaucoups d’autres titres sont aussi intéressant même a différentes époques, bien que je favorise cette première période des seventies pour l’essentiel de son apport de vrai pionnier avec Tangerine Dream, Wendy Carlos, Isao Tomita, Vangelis, Kraftwerk ou Jarre à la musique électronique. Voir aussi mon article sur l’album Dune

http://www.musiquesaecouter.com/musique-electronique/dune-klaus-schulze-1979-un-concerto-pour-synthes-et-violoncelle/


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Musicien, joueur de synthétiseurs et pianiste depuis près de 30 ans, enseigne la musique, amateur de collection de disques, vinyles, CD, mélomane à ses heures. A laissé des centaines de commentaires et critiques sur les artistes et albums essentiels qu'il a cotoyé, écouté ou même joué pendant son existence. Informations et expérience riche et variée qu'il intégre maintenant a ce blog, tout en faisant des recherches pour intégrer et réunir le maximum d'éléments et informations pertinentes par articles et sujet abordé, pour un accès simplifié.

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