Talking back to the Night, de la soul vers electro-pop plus eighties

 

Steve Winwood a déjà derrière lui un grande carrière avec d’autre bands de qualité comme traffic et blind faith, une valeur sûre, pour ma part je me suis intéressé à l’homme pendant sa seconde carrière solo dont voici le 3eme opus.

Ceci devait être éventuellement mon premier album de Steve Winwood, je ne me rappelle pas comment j’était tombé sur ce vinyl à l’époque en 1984 peut-être.

En général a l’époque j’étais plutôt dans un trip progressif, clavier, synthé planant, etc… j’écoutais probablement aussi un peu de manfred mann earth band qui semble faire un pont du psychédélique vers les reprises méconnaissable arrangé avec tellement de talent qu’on ne reconnait plus le compositeur original, qui n’avait pas toujours eu la chance d’avoir du succès avec certains titres, mais cette tendance est généralement inversé actuellement.

Les arrangement et remix sont bien souvent pire comme édulcoré!

Pour en revenir a cet album, j’ai été immédiatement séduit par les sons de synthés (prophet et moog je croit?) particulièrement dans 3 titres, le catchy « Valerie » qui a fait un succès certain, le solo j’ai adoré (jamais vraiment entendu un gars jouer aussi librement et sautillant,

peut-être la technique d’orgue de Steve dont j’ai découvert plus tard qu’il fût, et qu’il est encore un maître du Hammond!) c’était le parallèle avec manfred mann (watch, Angel Station), un des seul pour ma part à se rapprocher de cette façon libre et folle de jouer, tout en restant différent aussi (chacun son talent), et particulièrement différent de claviéristes connu de l’époque dans un autre registre plus progressif, comme Tony Banks ou Rick Wakeman, beaucoup plus classique, arpégé mais aussi plus droit, si parfois excellent dans leurs genres.

J’ai également aussi tout de suite adoré le morceaux titre « Talking Back to the night » un peu loose planant, un peu disco mais en plus flottant avec des effets de delay important, style qui inspirera plein d’autre suiveurs.

Puis arrive « While there’s a candle burning » ou j’avait lu que le texte était poignant écrit par will jenning, par un autre internaute, comme d’ailleurs sur tout l’album.
Intéressant, pourtant ce n’était pas le texte que je ne comprenais pas vraiment alors qui m’avait séduit, mais plutôt le timbre du chant lui même et la mélodie, et le traitement de l’accompagnement intéressant à l’arpégiateur (effet qu’il développa déjà sur le sublime album précédent « Arc of a diver »), un morceaux qui sonne électrique mais qui garde immédiatement une âme, j’ai ressenti.

Puis le remuant « Help me Angel » avec également un sympathique solo de synthé dont on reconnait bien le son, court mais toujours efficace.

Progressivement écoute après écoute, des autres titres se sont également imposé à moi, comme « It was happiness », « Big girl walk away », qui groove chacun à leurs façon, des synthés qui sautille, joué un peu comme du clavinet. On entend bien le sons typiquement analogique des premiers synthé polyphonique pré-midi, peu de voix de polyphonies mais Steve Winwood semble bien s’en contenter!

La ballade « There’s a River » en dernier, ressemble un peu a ces gospel qu’on entend dans certaines église au parfum country des grands espaces américains, a peine modifié pour la rendre plus pop, le seul petit bémol, qui se trouve d’ailleurs un peu partout sur l’album, et l’utilisation très simplifié de la boite à rythme, qui ressemble bien à une Linn drum, toujours un peu basique, quand on connait le potentiel de la technologie aujourd’hui.

Pourtant malgrès les limitations il ne s’embarasse pas de cela tout ce qu’il veux, c’est écrire une bonne chanson (less is more), ainsi Monsieur Winwood s’en sort bien et se concentre sur son inspiration du moment, et ces quelques faiblesses sont vite relégué au second plan.
« Still in the Game » le titre le plus enlevé du disque est aussi un excellent cru.

Enfin j’ai aussi a apprécié son coté plus roots, à l’orgue Hammond qui est magnifique sur le titre « And I go » ou l’on semble replonger dans les sixties, un titre splendide dans le genre.

En résumé un excellent album, un « classique » qu’on peu aimé, re-écouté de plusieurs façon, et qui mérite mieux de toute manière.


De la Soul vers la pop plus electronique, un peu un album de fusion, qui curieusement me rappel les débuts de phil collins avec « Face Value » qui connu un succès encore plus grand, avec des nappes ici et là avec du groove et une voix gouailleuse dessus, des réussites de cette période autour de 1981-1982.
Essentiel.

Lien pour l’album

Autres albums essentiels

Arc of a Diver 1980, un disque important de l’époque.

Chronicles une bonne compilation

About time 2004, de retour en trio avec son Hammond, une couverture barriolé à la Santana.

Et une grande compilation en 4 CD, retracant toute sa carrière

Bonus video, Talking back to the night,
chanté par un très grand Monsieur. Ainsi une bonne chanson reste une bonne chanson.


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Musicien, joueur de synthétiseurs et pianiste depuis près de 30 ans, enseigne la musique, amateur de collection de disques, vinyles, CD, mélomane à ses heures. A laissé des centaines de commentaires et critiques sur les artistes et albums essentiels qu'il a cotoyé, écouté ou même joué pendant son existence. Informations et expérience riche et variée qu'il intégre maintenant a ce blog, tout en faisant des recherches pour intégrer et réunir le maximum d'éléments et informations pertinentes par articles et sujet abordé, pour un accès simplifié.

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