Un album essentiel pour découvrir le progressif anglais, un musique au sonorités délicieusement retro pleines de créativités.

On parle souvent de « Rock » progressif, il s’agit bien de musique progressive mais un peu moins du Rock, même s’il contient aussi des passages de puissance. Je dirais qu’il s’agit d’une espèce de fusion rock-folk classique mais aussi une sorte d’approche originale de l’opérette, le tout dans une musique progressive.

Une débauche de costumes, une idée de Peter Gabriel, (certainement un façon de faire un buzz sans internet! :-), blague a part ces présentations servait bien-sûr à illustrer les textes et les histoires de leurs chansons, une façon comme une autre de souligner la musique.

Cette attitudes aura pourtant bien l’effet de les faire remarquer surtout sur scène, ou il commençait à devenir une sorte de phénomène, entre le rock et l’opéra.

Un mélange de style déjà particulièrement avancé et original pour l’époque, ou beaucoups de simplicité se retrouve encore dans le Rock traditionnel, malgrès beaucoups d’expérimentations folle dans les domaines musicaux ( surtout aux débuts des seventies) et celui-ci en est un magnifique exemple.

Selling England by the pound est un album pastoral, mélant adroitement l’acoustique et l’éléctricité, les débuts de l’électronique, car sur l’aspect claviers et machines, nous parlons surtout d’un orgue Hammond, un mellotron, le premiers sampleur (échantillonneurs) à bandes analogique et un antique Synthétiseur ARP pro soloist seulement monophonique et ne peu donc que produire que des mélodies et des solos dans ce cas, des sons electros immédiatement reconnaissable proche du Moog, le tout aidé de quelques simples effets supplémentaire, leslie, reverb ou phasing.

Une musique que l’on sent encore qui doit beaucoup au classique, mais aussi au folk utilisant les arpèges et des arabesques acoustique faite de guitares 12 cordes d’une façon particulièrement originale, ces passages en douceur eux-mêmes se trouvent confrontés à de contrastes et aussi des courses échevelées qui sonnent, elles, beaucoup plus torturés, la guitare utilise alors toutes sortes de mystérieuse distos ou fuzz et les phrases deviennent parfois alambiqués et complexes.

Les sujets chanté par peter Gabriel sont réalistes mais poussé aux extrêmes deviennent sur-réaliste par l’utilisation presque à outrance d’un magma de jeux de mots typiquement anglais, qui ne sont hélas pas toujours facile pour les francophones, mais révèlent la subtilité de l’humour poètique anglais.

La technique de jeux ainsi que la faculté de compositions dans leurs nouveau style – de chaques musiciens est particulièrement developpé ici – les déjà essentiels albums précédents, Trespass, Nursery Cryme et surtout Foxtrot  déjà reconnus comme raffinés amènent logiquement celui ci qui présente une maturité artistique et imaginative presque encore plus élaborée.
Les textes de peter Gabriel mais pas seulement écrit par lui sont plus variés, passant d’une poétique critique pleine d’humour et de sens caché sur le système anglais de l’époque (qui peu d’ailleurs encore très bien convenir aujourd’hui), une vrai fantasmagorie de jeux de mots. Les puristes et ceux, comprenant bien l’anglais seront aux anges.

Dans « Battle of epping forest » qui est l’exemple même d’une bataille comme son nom l’indique – a tout les points de vue – Le sujet dépeind une étrange bataille surréaliste entre différents gangs, en l’écoutant on la même impression, que les paroles sont presque en conflit avec toutes la musique, un chaudrons de trop d’idées.

Incroyable mais, il s’agit presque d’un trop plein, ce conflit a vraiment été décelé dans la maturation et la création du morceaux – c’est pourquoi il faudrait presque plusieurs oreilles et maintes écoutes pour tout comprendre et apprécier celle-ci à sa juste valeur.

Ici un live de Dancing with the moonlit Knight, tellement riche en événements, la video est un slide show d’image mais la musique et un live

Le Superbe « Dancing with the moonlight knight » est également très opératique et baroque à la fois, et contient une magnifique introduction a capella, puis des entrées  de couches comme des vagues successives qui donnes vraiment une belle image de ce qu’est le progressif, qui fini dans une partie de douceur toute ambiante encore peu rencontrée, des mood new-age avant l’époque.  Ce morceaux a eu un grand impact quand il a été présenté en Italie, pays féru d’opéra.

Dans une thème plus contemplatif « Firth of fifth » et aussi un grand morceaux complexe proche d’un collage avec des idées harmoniques qui confronte la tradition avec le Rock, probablement de la patte de Tony Banks autant pour ce qui est du texte que de la musique, l’introduction pianistique somptueuse et mémorable – soit a découvrir pour les nouveaux, une composition bien anglaise, d’inspiration classique.

Approche musicale audacieuse qui contient des variations harmoniques et rythmique impressionnante plus un très beau théme de guitare électrique solo joué par steve Hackett, celui qu’on peu retrouve un peu avant tous en douceur dans un style musique de chambre, avec une superbe voix de flûte traversière joué par peter Gabriel.

Sommes toute le se côté tradition classique malgrés la longue complexité font de ce morceaux un morcaux mélodieux qui demeure encore bien populaire aujourd’hui et toujours apprécié par les connaisseurs.

Mais on y trouve des choses différentes du pur progressif complexe, et même le sujet de l’amour est bien représenté comme dans « More fool me » (L’une des 1ère ballade chanté par phil collins) qui préfigure sa popularité des les années 80′.

L’amour est aussi présent dans « Cinema show » qui est plus une sorte de joute théatrale et psychologique entre deux rôle bien connu de romeo et juliette, la qualité sonore de la video est limite mais cet un document, et elle semble déjà avoir été restauré.

la seconde partie instrumentale est un exemple typique qui pourrais plus facilement séduire un public soit avertis et cultivé, ou bien des auditeurs qui aurait appris la musique, soit aussi qui aiment une certaines « performance » musicale.

Elément qui se rencontrera beaucoup dans toutes sortes d’autres musique plus tard, pas seulement progressive, mais aussi metal jusqu’à différente sorte de Jazz-fusion.
Grande envolée virtuose et sarabandes d’arpèges, les Claviers de Tony Banks on la part belle, avec une curieuse rythmique presque bancale, mais qui pourtant se tient tenu par Phil collins et Mike Rutherford à la basse.

Le guitariste Steve Hackett ayant aussi ici un rôle plus rythmique et accoustique aura un beau rôle dans une petite perle instrumentale  peu connue appelé « after the Ordeal » d’inspiration  médieval, trés chateau, chevalier (une histoire de cape et d’épée musicale!). Un titre bien mélodique qui croise la tradition classique avec le moyen-âge. Ici des extraits intéressant du film « Barry Lyndon »…

Et je ne peu résister à partager avec vous cette petite interprétation par Axel Taglia, Dave Becher & Co, comme quoi l’esprit de la musique de Genesis jamais ne meurt…


De l’humour aussi dans leurs presque premier hit du moment, « I know what I like » musicalement un peu moins complexe, mais toujours avec leurs bizarreries habituelles surtout à cette époque, un morceaux qui a souvent été rejoué par la suite  et aussi repris par d’autres groupe comme hommage est plus connu.

Le résultat de tous ces musiciens réunis donne un ton assez impressionnant et extra-ordinaire, qui témoigne d’un métier appris sur beaucoups d’entrainement, répétitions mais surtout de la ténacité face a de nombreuses années difficile et de dédication à leur musique.

Phil Collins, à la batterie, a un jeu chatoyant et ondulant, et jamais aussi lourd que plus tard dans ses succès dans les années 80′.
L’album fini par une sorte de description d’un marché ou une foire, mais sur une reprise du thème musical de Dancing with the moonlight knight, un petit trait d’humour encore.

Cet un peu l’album que je conseillerais pour ceux qui voudrais découvrir Genesis de cette période. Fascinant, captivant, plein de coeur vaillant avec un fourmillement d’idées en fusion et aussi un peu héroïque.

Si vous avez aimez celui ci, voici quelques recommandations

A trick of the Tail 1975, le superbe classique, le premier Genesis avec Phil Collins au chant, beaucoup de ballades acoustique aux guitares 12 cordes, mais aussi des titres puissants et progressif.

Si vous aimez les atmosphères évanescente, les contes poètiques, les ballades acoustique matiné de guitare folk et 12 cordes, Trespass 1971 vous plaira peut-être, le presque premier album de Genesis, avec leur ancien guitariste créatif, Anthony Phillips, malheureusement un peu oublié.

Un peu plus tard Genesis nous concocte encore quelques perles mélodiques, même s’il ne sont plus que trois sur And then they were Three en 1978, leurs guitariste mythique Steve Hackett les ayant quitté, un album controversé que j’aime aussi.

Plus rare et considéré comme une spécialité pour les fans, je vous le conseille si vous aimez tout ces albums, 3 titres inédits captivant et d’une grande inspirations. Spot the Pigeon 1977

Un petit bonus ici avec cette interpretation au piano de Firth of fifth par David Myers (The Musical Box), cela mérite d’être entendu comme vu.


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Musicien, joueur de synthétiseurs et pianiste depuis près de 30 ans, enseigne la musique, amateur de collection de disques, vinyles, CD, mélomane à ses heures. A laissé des centaines de commentaires et critiques sur les artistes et albums essentiels qu'il a cotoyé, écouté ou même joué pendant son existence. Informations et expérience riche et variée qu'il intégre maintenant a ce blog, tout en faisant des recherches pour intégrer et réunir le maximum d'éléments et informations pertinentes par articles et sujet abordé, pour un accès simplifié.

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