Un double album Sombre et somptueux, Rael se cherche son… Real (vrai) Moi, un Classique pas si facile mais riche et profond.

Une oeuvre gigantesque, 23 morceaux, une  grande et profonde histoire, celle du kid new-yorkais Rael qui cherche sa vérité, mais ceci nous concerne tous car chacun cherche sa vérité, n’est ce pas ? Une grande oeuvre quasi-digne d’un grand Opéra de Verdi ou Wagner, il y a une ligne ou un fil directeur, une forte idée et concept principal. Les arpèges et les thèmes tissés par les clavier de tony Banks et la continuité de l’histoire raconté par Peter Gabriel, la guitare mystérieuse de Steve Hackett toute en contrepoint, le jeu fin et toujours à propos dans la batterie de phil Collins, et enfin le toujours impérturbable et omi-présent Mike Rutherford à la basse, mais aussi à la guitare 12 cordes.   La musique est plus tourmentée, écrite comme un opéra-rock, la musique est au service des mots, pourtant elle raconte à sa façon et particulièrement dans les instrumentaux. C’est pourquoi, il n’y a pas que des points forts, certains passages sont plus faibles que d’autres dû aussi, à cause la vitesse de création de l’album malgrés nombre de pressions extérieures de cette époque cruciale de la montée de Genesis pression qu’on ressent très bien dans certains morceaux. On a quitté le pastorale de « Selling England by the Pound » bien qu’il contient déjà un titre conflictuel et bouillonnant comme « Battle of epping forest »,  pourtant  ici nous pénétrons un peu dans une Science-fiction psychologique et en même temps urbaine, le tout dans un paysage très states, toutes les chansons suivent une seule et même trame.   Ces jeunes on acquis le métier, et a quelle école! Genesis ! 6eme Album depuis « The revelation », que de chemin parcouru et quel transformation, la timide chrysalide est devenu papillon.

Quelques part, c’est un peu l’histoire de peter, comme une métaphore qu’il raconte tout du long de l’album, quand il se trouve lui même à la fin du grand labyrinthe, il meurt d’une certaine façon et quitte tous ce qu’il a pu faire et créer avant, pour se fondre dans le tout. Partir pour être encore plus présent, dans le coeur de tous.

La cohésion musicale est grande, l’ histoire unique, mais une silencieuse révolution se préparait concernant les relations entre les membres du groupe, Peter Gabriel, la figure de proue, l’étendard de Genesis préparait donc son envol. C’était en sorte son chant du Cygne, sa dernière création qui en quelques sorte racontait d’une façon subtile sa propre histoire.

 

 

 

 

 

Bien entendu c’était une compositions commune, ainsi tout les membres du groupes fûrent sollicité pour la création de cet album, Peter plus pour les lyrics, les autres pour la musiques, bien que Peter Gabriel ai mis aussi les mains à la pâte, car ses talents de compositeurs commençait à poindre, marquant déjà un pas vers sont indépendance.

Le membre qui composa le moins à se stade était probablement Phil Collins, qui était encore bien intégré comme batteur performer, mais qui sait? La suite des évènements nous prouvera le contraire, mais ce sera quelques années plus tard.

Le départ de Peter sera difficile à accepter par chaque membres du groupe, bien qu’en fin de compte il réussiront à le gérer alors qu’en même temps les médias scandent déjà la mort de Genesis! Mais comme nous le savons, il avaient plus d’un tours dans leurs sacs, ainsi « A trick of the Tail » sera le renouveau, populaire mais controversé, surtout par les fans inconditionnels de Peter. L’enregistrement de la musique est définitive, un moment de grâce dans le temps, mais nous, nous changeons constamment, ce qui explique que notre oreille et notre esprit se modifie a chaque écoute, et ainsi notre avis peu différer ou changer avec le temps.

Je doit avouer que cet album, je l’apprécie différemment et a plusieurs niveaux par le temps qui passe. Et même certains titre comme « The Waiting room » qui fût une sorte de grande jam improvisé, est restée longtemps pour moi d’accès difficile, autant j’apprécie la pluparts des autres titres, ou on sent bien la structure comme la composition. J’ai toujours de la peine avec « Back to NYC » ou la voix de peter m’a toujours semblé criarde, malgrès une musique intéressante.

Mes préférés? Il y en a plusieurs, mais pas toujours facile à choisir, c’est selon les moments. Ce sont des titres particulier de l’oeuvre, comme « Hairless Heart« , un petit instrumental qui m’a peut-être amené subtilement à la musique par son mystère, sa mélodie et son puissant contraste. Il y a également « The Chamber of 32 doors » que j’aime dans tout ses changements.

Des titres plus pianistique et progressif comme « Anyway »  ainsi que le magique  « The Lamia » une histoire de sirènes sensuelles, vraiment? oui, mais aussi voraces! comment Rael va t-il s’échapper de sa propre tentation?

 

Il y a aussi le début de la seconde partie, le superbe « Liliywhite Lilith » aux harmonies étrange, progressif à souhait. Ici une video documentaires contenant aussi de belle images, donne un aperçu de ce classique du genre.

Bien sûr les titres plus connu comme « In the Cage » même si la partie que je préfère est le solo de synthé tournoyant, la puissance de ce morceau n’est plus à démontrer.

Voici une video original d’époque dont le son et acceptable car se n’est pas toujours le cas de ces documents.

 

Solo de claviers aussi  sur « Colony of Slippermen » le défilé des créatures au pustules, plein d’effets d’Aliens  (solo qui à d’ailleurs été repris dans quelques fameux medley joués en live 5 plus tard) ainsi le brillant instrumental « Riding the Scree« , et évidemment l’un des plus populaire  « The Carpet Crawlers » malgrés sa qualité et mouvement presque pop et de superbes paroles, là aussi c’est l’introduction qui m’a toujours fait le plus vibrer, hélas celle-ci sera souvent évincé dans les interprétations parfois discutable qu’il feront par la suite, comme dans les medley.

 

L’histoire et la subtilité des paroles et des mots sont aussi un point fort de l’album, la musique bien sûr même si parfois inégale ça et là.

Un peu d’humour sombre dans la fresque de SF « The Grand parade of Lifeless packaging » on se rappelle « le Soleil vert » le tout dans une progression bien logique,

Mais aussi des moments drôle sur l’érotisme dans « Counting out time » ou le jeune homme essai vainement de se rappeler de tout les trucs qu’il a appris dans un manuel des caresses et du plaisir, ainsi l’expérience réelle  se révèle bien différente de ses attentes le plongeant de la stupeur à la surprise.

 

Des jeux de mots à l’anglaise dans le final « It » ou nous découvrons que « ça » It en Anglais, contamine tout le texte de peter, comme dans « Just a little bit… grit,  spirit it is here, it is now…but I like it » malgrès quelques redondances dans la musique cette fois.

J’aime aussi la puissance pourtant contrastée de l’introduction « The Lamb lies down »  toute empreignée par Tony Banks, cette technique croisé d’arpèges en accord qui rappelle Debussy appliqué au Rock poussé par la Basse de Mike et la batterie de Phil, musique qui se retrouveras sous une autres forme dans « The Lamb dies down on Broadway » vers la fin du disque.

Les passages plus calme mais tendu comme « Fly on a Windshield » qui nous mêne dans un instrumental puis une partie de lyrics un peu folle, qui nous amène dans la douceur de « Cuckoo Cocoon » ou encore « In the Rapids ».

Enfin quelques calme, mytérieuse et ambiante transitions nous envoi déjà dans la musique ambient du futur comme « Ravine » ou « Silent Sorrow in empty boats » des sons qui nous plonge dans les musiques de films. Cette video aux étranges images emotionnelle lui rend justice

 

  En résumé, nous avons affaire à un chaudron d’imagination et de créativité, un Album qu’il faut parfois re-écouter pour redécouvrir et apprécier. Un Chef-d’oeuvre – presque parfait, mais même s’il ne l’est pas, c’est d’ailleurs aussi ce qui fait son charme, ce côté rugeux, et aussi noir dans cette histoire de l’homme perdu dans un labyrinthe de la recherche de soi. Un engouement qui n’a jamais cessé avec les différentes version, et hommage réalisé par la suite, que vous trouverez aisément en cherchant un peu. Un grande oeuvre préfigurant peut-être « The Wall » de Pink Floyd d’une certaine façon, mais qui malheureusement n’a pu s’offrir les même luxes de marketing. Ainsi que la dernière pierre essentielle de peter gabriel avant de quitter le groupe. Inoubliable.

 

Autres recommandations si vous avez aimé celui-ci

Foxtrot 1972, plein de magies et d’inventivité, leurs talents explose et aussi leur épique « supper’s ready » une grande fantasmagorie.


Des contes cruels à la fleur de leur inventivités, Nursery Cryme 1971

Voir aussi mon article sur Selling England by the pound

http://www.musiquesaecouter.com/rock-pop-70/selling-england-by-the-pound-genesis-1973/

 

Essayez aussi

Wind & Wuthering 1976, un bel album romantique et travaillé mais aussi surprenant avec des asperités, l’un des derniers album typiquement progressif avec phil Collins au chant.

 


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Musicien, joueur de synthétiseurs et pianiste depuis près de 30 ans, enseigne la musique, amateur de collection de disques, vinyles, CD, mélomane à ses heures. A laissé des centaines de commentaires et critiques sur les artistes et albums essentiels qu'il a cotoyé, écouté ou même joué pendant son existence. Informations et expérience riche et variée qu'il intégre maintenant a ce blog, tout en faisant des recherches pour intégrer et réunir le maximum d'éléments et informations pertinentes par articles et sujet abordé, pour un accès simplifié.

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